La veille sentait le rêve
La veille sentait le rêve
Et le jour arriva
L'automne brûlait la sève
Dans quelques brins d'été
On mettait des rallonges
Aux terrasses des cafés
Des Aigles battaient les notes
Pour prolonger les songes
Puis une chaleur soudaine
Là dans la poitrine
Qui entre au ralenti
Dans des contrées immenses
La vie qui se déroule
Seconde par seconde
Des joies des mots des rires
Qui s'élèvent en volutes fécondes
Pourtant l'homme avait bien fait
De mettre ce jour à son calendrier
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